L’atlas des îles fantômes

L’un de mes livres préférés s’intitule Pocket Atlas of Remote Islands: Fifty Islands I have not visited and never will. C’est de l’écrivaine allemande Judith Schalansky. 

(Il en existe une version française, l’Atlas des îles abandonnées, mais je ne crois pas que la version de poche ait dépassé les frontières des univers germanophone et anglophone. Je suppose que la version pas de poche est aussi bonne, mais je ne l’ai pas lue.)

C’est un livre un peu spécial. Judith Schalansky s’est occupée non seulement de l’écrire, mais elle a aussi dessiné les cartes qui s’y trouvent et en a composé la typographie. Le résultat est un objet superbe, orange et turquoise, d’une grande élégance. Ce serait une raison suffisante pour l’aimer, car je ne connais pas de plus beau livre, mais le contenu est d’excellente qualité aussi. Il s’agit d’un atlas, donc, oui, il y a des cartes — 50, pour être précis. Elles montrent la géographie d’îles lointaines, souvent peu connues, habitées ou pas. Tromelin. Saint-Kilda. Les îles des Antipodes. L’île de la Solitude.

De chaque île, Judith Schalansky s’est inspirée pour écrire une histoire, toute petite : deux pages maximum. Elles racontent en général une anecdote historique en rapport avec l’île, et elles sont toutes très belles. Il ressort de cet atlas une impression étrange d’avoir visité chacune des îles qui y sont répertoriées, même si plusieurs n’ont à peu près jamais été visitées par l’être humain. 

Bon. Cet article est en train de devenir une critique dithyrambique d’un de mes livres préférés. Ce n’est pas le but. 

Le but, c’est qu’après avoir lu toutes les histoires de l’atlas, j’ai trouvé qu’il manquait d’îles. Après tout, il y en aurait 300 000 sur la Terre. J’ai eu une vague envie d’en ajouter moi-même, d’écrire un tome 2. Cela aurait toutefois nécessité de dessiner des cartes, chose pour laquelle je n’ai aucune expertise. 

Récemment, j’ai eu une autre idée. 

Une île fantôme est une île qui a déjà figuré sur les cartes officielles, mais qui n’existe pas vraiment. 

Ça peut être une région qu’on a cru être une île jusqu’à ce qu’on explore mieux la région, comme la Californie. 

Ça peut être une légende qu’un cartographe mêlé ou facétieux a mis sur ses cartes, comme l’Atlantide. 

Ça peut être une île repérée lors d’expéditions maritimes qui s’est avérée être une erreur d’observation ou une confusion avec une île existante. 

(Ça ne peut pas être une île hantée — oubliez les histoires de fantômes, ça n’a juste pas rapport.)

Ces îles portent les noms d’Antillia, Bacalao, Grande-Irlande, Saint-Brendan, Phélipeaux ou Île des Démons. J’ai décidé de les répertorier (OK, je vais juste prendre la liste de Wikipédia qui en compte une soixantaine, je n’ai aucun mérite) et d’écrire de petites histoires à leur sujet. Fort heureusement, comme ces îles n’existent pas, je n’ai pas besoin de les cartographier. On ne m’en voudra sûrement pas de me faciliter la vie. 

Pour les prochains mois, ce blogue se métamorphose donc en Atlas des îles fantômes

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Voici la table des matières de cet atlas. Elle sera mise à jour en cours d’exploration. 

  1. Antillia
  2. Îles Aurora
  3. Bacalao
  4. L’île de Bermeja

2 commentaires


  1. Super bonne idée. J’ai très hâte de lire ça.

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